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  <title>On se réveille !!!</title>
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  <title>Tout sur le rouge !</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laurent.22u2.com/index.php/2005/03/21/19-tout-sur-le-rouge" />
  <issued>2005-03-21T20:32:43+00:00</issued>
  <modified>2005-03-21T20:32:43+00:00</modified>
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  <author><name>Laurent</name></author>
  <dc:subject>Pensée du jour</dc:subject>
  <summary>Si on veut atteindre les sommets, on est obligé de tout tenter, de tout risquer, tout le temps. Si pour, vous, comme pour moi il ne s’agit pas de gagner correctement sa vie, d’avoir un bel appartement puis une maison de campagne, un chien et une grosse voiture pour partir en vacances, mais si la réussite est une question de survie, le travail, certes, mais le risque aussi doivent être vos compagnons.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Si on veut atteindre les sommets, on est obligé de tout tenter, de tout risquer, tout le temps. Si pour, vous, comme pour moi il ne s&amp;#8217;agit pas de gagner correctement sa vie, d&amp;#8217;avoir un bel appartement puis une maison de campagne, un chien et une grosse voiture pour partir en vacances, mais si la réussite est une question de survie, le travail, certes, mais le risque aussi doivent être vos compagnons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut avoir de la chance, mais on en a d&amp;#8217;autant plus qu&amp;#8217;on la provoque. J&amp;#8217;y pense tout le temps, j&amp;#8217;ai l&amp;#8217;impression d&amp;#8217;être né pour ça, tout mon être est tourné vers le future et mes efforts vers ce qui me permettra de le conquérir. Pourtant, je n&amp;#8217;ai aucune garantie d&amp;#8217;y parvenir. Est-ce une vie que d&amp;#8217;investir tous ses moments sans retour assuré ?&lt;br /&gt;
Assurément non !&lt;br /&gt;
Car, peut-être que je perdrai tout, peut-être que dans dix ans toutes mes tentatives n&amp;#8217;auront eu d&amp;#8217;autres conséquences que de m&amp;#8217;épuiser. Mais au moins pourrais-je me retourner sur ces années en disant «&amp;nbsp;J&amp;#8217;ai tout tenté. Je ne regrette rien. ».&lt;br /&gt;
Alors, je consolerai ma femme et je la rassurerai en travaillant enfin à des fins plus modestes. Et je pourrais rêver, sans mélancolie ni frustration aucune, à un bel appartement, une maison de campagne, un chien, une grosse voiture pour amener les enfants en vacances.&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>L'enfant de Victor Hugo</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laurent.22u2.com/index.php/2005/02/18/7-lenfant-de-victor-hugo" />
  <issued>2005-02-18T21:57:48+00:00</issued>
  <modified>2005-02-18T21:57:48+00:00</modified>
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  <author><name>Laurent</name></author>
  <dc:subject>poésie</dc:subject>
  <summary>Bon ça tombe mal avec le contexte référendaire et l'adhésion prochaine de nouveaux amis à l’Europe, mais le texte et beau. J'aime assez le message qui appuie, un peu plus violemment, celui de Kipling : vous venez de tout perdre, vous-vous sentez humilié ? Tant qu'il vous reste de la vie, battez-vous ! Même et surtout s'ils sont plus forts que vous.


Laurent</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Bon ça tombe mal avec le contexte référendaire et l'adhésion prochaine de nouveaux amis à l&amp;#8217;Europe, mais le texte et beau. J'aime assez le message qui appuie, un peu plus violemment, celui de Kipling&amp;nbsp;: vous venez de tout perdre, vous-vous sentez humilié&amp;nbsp;? Tant qu'il vous reste de la vie, battez-vous&amp;nbsp;! Même et surtout s'ils sont plus forts que vous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Laurent&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&amp;#8217;enfant&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.&lt;br /&gt;
Chio, l&amp;#8217;île des vins, n&amp;#8217;est plus qu&amp;#8217;un sombre écueil,&lt;br /&gt;
Chio, qu&amp;#8217;ombrageaient les charmilles,&lt;br /&gt;
Chio, qui dans les flots reflétait ses grand bois,&lt;br /&gt;
Ses coteaux , ses palais, et le soir quelquefois&lt;br /&gt;
Un ch&amp;#339;ur dansant  de jeunes filles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout est désert. Mais non; seul près des murs noircis,&lt;br /&gt;
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,&lt;br /&gt;
Courbait sa tête humiliée.&lt;br /&gt;
Il avait pour asile, il avait pour appui&lt;br /&gt;
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui&lt;br /&gt;
Dans  le grand ravage oublié.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ah&amp;nbsp;! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !&lt;br /&gt;
Hélas&amp;nbsp;! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus&lt;br /&gt;
Comme le ciel et comme l&amp;#8217;onde,&lt;br /&gt;
Pour que dans leur azur, de larmes orageux.&lt;br /&gt;
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,&lt;br /&gt;
Pour relever ta tête blonde,&lt;br /&gt;
Que veux-tu&amp;nbsp;? Bel enfant, que te faut-il donner&lt;br /&gt;
Pour rattacher gaiement et gaiement ramener&lt;br /&gt;
En boucles sur ta blanche épaule&lt;br /&gt;
Ces cheveux, qui du fer n&amp;#8217;ont pas subi l&amp;#8217;affront,&lt;br /&gt;
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,&lt;br /&gt;
Comme les feuilles sur le saule&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?&lt;br /&gt;
Est-ce d&amp;#8217;avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,&lt;br /&gt;
Qui d&amp;#8217;Iran borde le puits sombre ?&lt;br /&gt;
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand&lt;br /&gt;
Qu&amp;#8217;un cheval au galop met, toujours en courant,&lt;br /&gt;
Cent ans à sortir de son ombre&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,&lt;br /&gt;
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,&lt;br /&gt;
Plus éclatant que les cymbales ?&lt;br /&gt;
Que veux-tu&amp;nbsp;? fleur, beau fruit, ou l&amp;#8217;oiseau merveilleux ?&lt;br /&gt;
Ami, dit l&amp;#8217;enfant grec, dit l&amp;#8217;enfant aux yeux bleux,&lt;br /&gt;
Je veux  de la poudre  et des balles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Victor Hugo (Orientales, XVIII)&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Laurent M, "L'histoire ne sert à rien"</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laurent.22u2.com/index.php/2005/02/16/6-laurent-m-lhistoire-ne-sert-a-rien" />
  <issued>2005-02-16T22:06:26+00:00</issued>
  <modified>2005-02-16T22:06:26+00:00</modified>
  <id>http://laurent.22u2.com/index.php/2005/02/16/6-laurent-m-lhistoire-ne-sert-a-rien</id>
  <author><name>Laurent</name></author>
  <dc:subject>poésie</dc:subject>
  <summary>A travers un Nième épisode de la guerre civile de la république du Congo, je (celui-là est de moi) vous présente une vision pessimiste de la capacité de l'homme à apprendre de ses erreurs. Si l’histoire est un éternel recommencement, alors elle ne sert à rien.


Laurent</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;A travers un Nième épisode de la guerre civile de la république du Congo, je (celui-là est de moi) vous présente une vision pessimiste de la capacité de l'homme à apprendre de ses erreurs. Si l&amp;#8217;histoire est un éternel recommencement, alors elle ne sert à rien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Laurent&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&amp;#8217;histoire ne sert à rien&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L&amp;#8217;armée du roi retraite, elle est en grand péril.&lt;br /&gt;
Les derniers hommes en arme viennent de quitter la ville&lt;br /&gt;
Vidant une dernière fois les fonds de nos greniers,&lt;br /&gt;
Violant les dernières filles jusqu&amp;#8217;alors épargnées.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Ils fuient comme des lâches ceux qui nous firent trembler.&lt;br /&gt;
Leur désastre est pour nous si doux à contempler.&lt;br /&gt;
Même les yeux du vieux se plissent pour sourire, &lt;br /&gt;
Lui qui a tant souffert, lui qui voulait mourir.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Quelques heures à attendre, et les libérateurs&lt;br /&gt;
Ces hommes si braves et forts, ses hommes au grand c&amp;#339;ur&lt;br /&gt;
Traverseront le fleuve par le grand pont de bois,&lt;br /&gt;
Remonteront la rue, accueillis dans la joie.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Ils sont bons, c&amp;#8217;est sûr, ils incarnent le bien.&lt;br /&gt;
Quand on chasse le diable, c&amp;#8217;est bien qu&amp;#8217;on est un saint !&lt;br /&gt;
N&amp;#8217;est-ce pas le vieux. Dis-moi&amp;#8230;&lt;br /&gt;
Je ne me trompe pas&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le regard du vieux à cessé de briller.&lt;br /&gt;
Il est à nouveau terne, le vieux s&amp;#8217;est renfermé.&lt;br /&gt;
Il enterre son bonheur, il le tue, à peine né,&lt;br /&gt;
De peur qu&amp;#8217;on le lui prenne une fois accoutumé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et déjà ils sont là et défilent au pas.&lt;br /&gt;
Nos cris, nos chants, nos pleures ne les émeuvent pas.&lt;br /&gt;
Leurs visages sont durs, leurs regards nous méprisent.&lt;br /&gt;
Ils viennent en conquérants pour mettre sous l&amp;#8217;emprise&lt;br /&gt;
D&amp;#8217;un nouveau dictateur nos fermes et nos villages.&lt;br /&gt;
Les acclamations cessent, et commence le pillage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sommes nous en Ukraine, en Août 41 ?&lt;br /&gt;
Ou plutôt au Congo, aujourd&amp;#8217;hui en Juin ?&lt;br /&gt;
Des bûchers, semble-t-il transforme des corps en cendres.&lt;br /&gt;
Comme des nouveaux Dachau, comme s&amp;#8217;il fallait comprendre&lt;br /&gt;
Qu&amp;#8217;éternel est le recommencement, chronique est la folie&lt;br /&gt;
Qui s&amp;#8217;empare des hommes pour supprimer des vies.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous nous voilons la face, les souvenirs sont vains,&lt;br /&gt;
Parce qu&amp;#8217;ils n&amp;#8217;enseignent pas, à peine rappellent-ils&lt;br /&gt;
Que l&amp;#8217;homme ne progresse pas, que sa conscience est vile.&lt;br /&gt;
Nous nous voilons la face, l&amp;#8217;histoire ne sert à rien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Laurent M&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Victor Hugo, Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laurent.22u2.com/index.php/2005/02/16/5-victor-hugo-ceux-qui-vivent-ce-sont-ceux-qui-luttent" />
  <issued>2005-02-16T21:15:11+00:00</issued>
  <modified>2005-02-16T21:15:11+00:00</modified>
  <id>http://laurent.22u2.com/index.php/2005/02/16/5-victor-hugo-ceux-qui-vivent-ce-sont-ceux-qui-luttent</id>
  <author><name>Laurent</name></author>
  <dc:subject>poésie</dc:subject>
  <summary>Et bien oui, c’est le plus grand des nôtres. Il a tant écrit, et si bien qu’il est sur nos billets de banque (les nouveaux ou les anciens, je ne sais plus). Un petit clin d’œil en cette période de 35 heures à ceux qui cherchent l’équilibre et qui visent la moyenne. Nos pères, nos grands pères et ceux qui furent les leurs avaient plus d’ambition. Allez, on se réveille les gars, n’oubliez pas qu’on vous regarde de là haut.


Laurent</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Et bien oui, c&amp;#8217;est le plus grand des nôtres. Il a tant écrit, et si bien qu&amp;#8217;il est sur nos billets de banque (les nouveaux ou les anciens, je ne sais plus). Un petit clin d&amp;#8217;&amp;#339;il en cette période de 35 heures à ceux qui cherchent l&amp;#8217;équilibre et qui visent la moyenne. Nos pères, nos grands pères et ceux qui furent les leurs avaient plus d&amp;#8217;ambition. Allez, on se réveille les gars, n&amp;#8217;oubliez pas qu&amp;#8217;on vous regarde de là haut.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Laurent&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent&amp;nbsp;; ce sont&lt;br /&gt;
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.&lt;br /&gt;
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.&lt;br /&gt;
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,&lt;br /&gt;
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.&lt;br /&gt;
C'est le prophète saint prosterné devant l'arche,&lt;br /&gt;
C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.&lt;br /&gt;
Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.&lt;br /&gt;
Ceux-là vivent, Seigneur&amp;nbsp;! les autres, je les plains.&lt;br /&gt;
Car de son vague ennui le néant les enivre,&lt;br /&gt;
Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Inutiles, épars, ils traînent ici-bas&lt;br /&gt;
Le sombre accablement d'être en ne pensant pas.&lt;br /&gt;
Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.&lt;br /&gt;
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,&lt;br /&gt;
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,&lt;br /&gt;
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;&lt;br /&gt;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,&lt;br /&gt;
Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,&lt;br /&gt;
Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,&lt;br /&gt;
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ils sont les passants froids sans but, sans noeud, sans âge ;&lt;br /&gt;
Le bas du genre humain qui s'écroule en nuage ;&lt;br /&gt;
Ceux qu'on ne connaît pas, ceux qu'on ne compte pas,&lt;br /&gt;
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.&lt;br /&gt;
L'ombre obscure autour d'eux se prolonge et recule ;&lt;br /&gt;
Ils n'ont du plein midi qu'un lointain crépuscule,&lt;br /&gt;
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,&lt;br /&gt;
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoi&amp;nbsp;! ne point aimer&amp;nbsp;! suivre une morne carrière&lt;br /&gt;
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,&lt;br /&gt;
Quoi&amp;nbsp;! marcher devant soi sans savoir où l'on va,&lt;br /&gt;
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,&lt;br /&gt;
Regarder sans respect l'astre, la fleur, la femme,&lt;br /&gt;
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,&lt;br /&gt;
Pour de vains résultats faire de vains efforts,&lt;br /&gt;
N'attendre rien d'en haut&amp;nbsp;! ciel&amp;nbsp;! oublier les morts&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oh non, je ne suis point de ceux-là&amp;nbsp;! grands, prospères,&lt;br /&gt;
Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,&lt;br /&gt;
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;&lt;br /&gt;
Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités,&lt;br /&gt;
Tourbe, foule, hommes faux, coeurs morts, races déchues,&lt;br /&gt;
Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Victor Hugo&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Si... Kipling</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laurent.22u2.com/index.php/2005/02/16/4-si-kipling" />
  <issued>2005-02-16T20:59:51+00:00</issued>
  <modified>2005-02-16T20:59:51+00:00</modified>
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  <author><name>Laurent</name></author>
  <dc:subject>poésie</dc:subject>
  <summary>Merveille des merveilles, ce texte de Kipling est l’un des plus justes qui existent. A tous les managers et les managés de notre société productiviste, à tous les parents confrontés à l’éducation, à tous ceux qui cherchent à donner un sens et une éthique à leur vie, Rudyard Kipling a pensé à vous, voir même a pensé pour vous...


Laurent</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Merveille des merveilles, ce texte de Kipling est l&amp;#8217;un des plus justes qui existent. A tous les managers et les managés de notre société productiviste, à tous les parents confrontés à l&amp;#8217;éducation, à tous ceux qui cherchent à donner un sens et une éthique à leur vie, Rudyard Kipling a pensé à vous, voir même a pensé pour vous...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Laurent&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie,&lt;br /&gt;
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,&lt;br /&gt;
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties&lt;br /&gt;
Sans un geste et sans un soupir,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si tu peux être amant sans être fou d'amour,&lt;br /&gt;
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,&lt;br /&gt;
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,&lt;br /&gt;
Pourtant lutter et te défendre&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si tu peux supporter d'entendre tes paroles&lt;br /&gt;
Travesties par des gueux pour exciter des sots,&lt;br /&gt;
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles,&lt;br /&gt;
Sans mentir toi-même d'un mot&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si tu peux rester digne en étant populaire,&lt;br /&gt;
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois&lt;br /&gt;
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,&lt;br /&gt;
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si tu sais méditer, observer et connaître,&lt;br /&gt;
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,&lt;br /&gt;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,&lt;br /&gt;
Penser, sans n'être qu'un penseur&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si tu peux être dur sans jamais être en rage, &lt;br /&gt;
Si tu peux être brave et jamais imprudent,&lt;br /&gt;
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,&lt;br /&gt;
Sans être moral ni pédant&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si tu peux rencontrer triomphe après défaite&lt;br /&gt;
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front&lt;br /&gt;
Si tu peux conserver ton courage et ta tête&lt;br /&gt;
Quand tous les autres les perdront&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire&lt;br /&gt;
Seront à tout jamais tes esclaves soumis&lt;br /&gt;
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,&lt;br /&gt;
Tu seras un Homme, mon Fils.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Kipling&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Poésie, ben pourquoi ?</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laurent.22u2.com/index.php/2005/02/16/3-poesie-ben-pourquoi" />
  <issued>2005-02-16T20:51:48+00:00</issued>
  <modified>2005-02-16T20:51:48+00:00</modified>
  <id>http://laurent.22u2.com/index.php/2005/02/16/3-poesie-ben-pourquoi</id>
  <author><name>Laurent</name></author>
  <dc:subject>Edito</dc:subject>
  <summary>Les poètes, comme tous les vrais artistes, sont des êtres à part. Parce qu’ils sont visionnaires, particulièrement sensibles et merveilleusement expressifs, ils perçoivent encore plus profondément et expriment mieux encore les sentiments, situations et vérités fondamentales qui parcourent et colorent la vie humaine.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Les poètes, comme tous les vrais artistes, sont des êtres à part. Parce qu&amp;#8217;ils sont visionnaires, particulièrement sensibles et merveilleusement expressifs, ils perçoivent encore plus profondément et expriment mieux encore les sentiments, situations et vérités fondamentales qui parcourent et colorent la vie humaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les philosophes comprennent et exposent, parfois lourdement, ce que les poètes ressentent et transcendent en s&amp;#8217;adressant à nous via ce qui nous touche le plus et que nous comprenons le mieux&amp;nbsp;: l&amp;#8217;émotion. Tentez d&amp;#8217;expliquer ce qu&amp;#8217;est la guerre, la maladie, l&amp;#8217;amour à qui ne les a pas connus, le résultat ne sera que superficiel. Faites les lui ressentir avec une &amp;#339;uvre d&amp;#8217;art les illustrant et vous allez le voir pleurer&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les textes que vous trouverez ici sont ceux qui disent le mieux, en quelques vers, ma conception de la vie et de ses épisodes. Je redécouvre depuis peu la poésie, et suis par conséquent demandeur de vos suggestions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bonne lecture&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Laurent&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Ayéééé</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laurent.22u2.com/index.php/2005/02/16/2-ayeeee" />
  <issued>2005-02-16T20:07:37+00:00</issued>
  <modified>2005-02-16T20:07:37+00:00</modified>
  <id>http://laurent.22u2.com/index.php/2005/02/16/2-ayeeee</id>
  <author><name>Laurent</name></author>
  <dc:subject>Edito</dc:subject>
  <summary>Yes !


Ça y est, grâce à xoofoo me voici lu par le monde, accessible à l’humanité entière, et bientôt admiré par des foules de femmes et de disciples émerveillés !
Y’a plus qu’à se mettre au boulot quoi…</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Yes&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ça y est, grâce à xoofoo me voici lu par le monde, accessible à l&amp;#8217;humanité entière, et bientôt admiré par des foules de femmes et de disciples émerveillés&amp;nbsp;!
Y&amp;#8217;a plus qu&amp;#8217;à se mettre au boulot quoi&amp;#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon, commençons par la tonalité, la ligne éditoriale comme on dit chez les adeptes de la machine à écrire&amp;nbsp;: en fait, il est assez probable que les billets qui suivront fassent partie de l&amp;#8217;immense famille des textes «&amp;nbsp;prises de tête ». Au programme, citations littéraires, commentaires sur les livres que je lis (attention, les 10 derniers étaient des biographies de personnages historiques tous nés et morts avant le lancement de la starac. De la première starac&amp;#8230;), billets d&amp;#8217;humeurs politiques, quelques extraits de ma production littéraire (j&amp;#8217;ai pas honte, j&amp;#8217;ai un pseudo).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par contre, rien sur ma vie, celle de ma femme, de mes enfants, pas de photos de moi en train de faire du kite surf, ni en train de sortir de boite aux bras d&amp;#8217;un mannequins (essentiellement parce que ne vais plus en boite et que je ne connais pas de mannequins), ni même sur mes loisirs et mes passions&amp;nbsp;: que de la prise de tête !!!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà, pour avancer, on a tous besoin d&amp;#8217;objectifs. Les miens sont fixés, il n&amp;#8217;y a plus qu&amp;#8217;à&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Laurent&lt;/p&gt;</content>
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